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lebanese_a
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Default 400KG de TNT chez les PSNS

Importante saisie effectuée par les FSI au Koura 400 kg de TNT, des détonateurs et des minuteries découverts dans les domiciles de membres du PSNS L'article de Suzanne BAAKLINI

Une importante saisie d’armes aux domiciles de membres du Parti syrien national social (PSNS) a causé un électrochoc hier dans le pays. Dans les faits, les Forces de sécurité intérieure (FSI) ont perquisitionné plusieurs domiciles dans la région du Koura (Liban-Nord). Une grande quantité d’armes, d’explosifs, de détonateurs électriques et de minuteurs a été saisie au domicile d’un des membres du parti. Les FSI ont par ailleurs encerclé des bureaux du PSNS à Beyrouth après plusieurs arrestations au Koura. Selon le PSNS, sept personnes ont été interpellées, toutes membres ou sympathisantes du parti, dont un haut responsable, Tony Mansour, des armes ayant été trouvées à son domicile et dans sa voiture.
Selon une source ministérielle interrogée en soirée par L’Orient-Le Jour, la saisie a permis de mettre la main sur 400 kilogrammes de TNT, plus de cent détonateurs et un grand nombre de minuteries. Le plus grave, ajoute-t-elle, c’est que, au domicile de Mansour, une voiture a été trouvée dans le garage, dont on avait changé la couleur, falsifié les papiers et enlevé le numéro de châssis. Tout, selon cette source, a été fait pour donner l’illusion que la voiture a été volée, alors que celle-ci appartient au propriétaire de la maison, prête à l’utilisation et impossible à retracer. La source constate que ces armes sont de toute évidence destinées à commettre des attentats, et non à la Résistance « que ce parti a quittée depuis 15 ans ». « Cette découverte est particulièrement importante, inquiétante et significative, selon elle, puisque cette cache d’armes existe depuis quelque trois mois. »
Les FSI ont donc publié hier en journée le communiqué suivant : « Suite à des informations sur l’existence d’explosifs à l’intérieur de maisons appartenant à certaines personnes dans des villages du caza du Koura, et sur instruction du procureur général près la Cour de cassation Saïd Mirza, une patrouille des FSI a perquisitionné ces domiciles et trouvé une grande quantité d’explosifs avec des détonateurs électriques utilisés pour des explosions, ainsi que des minuteries, sans compter de grandes quantités d’armes. Plusieurs personnes ayant un lien avec ces armes ont été arrêtées. »
En soirée, le Premier ministre Fouad Siniora a présidé une réunion sécuritaire regroupant le ministre de la Défense Élias Murr, le ministre de l’Intérieur Hassan el-Sabeh, le procureur général Saïd Mirza, le commandant en chef de l’armée le général Michel Sleimane, le directeur général des FSI, le général Achraf Rifi, le secrétaire général du conseil supérieur de la Défense, le général Saïd Eid, le directeur général de la Sûreté générale, le général Wafiq Jezzini, le chef du service des renseignements de l’armée, le général Georges Khoury, et le chef de la section de l’information des FSI, le lieutenant-colonel Wissam Hassan. La discussion a porté sur les dernières arrestations dans les rangs du PSNS, les résultats de l’enquête auprès de ces personnes ainsi que les moyens de la compléter. [...]

Source: http://www.lorientlejour.com/page.as...icle&id=329945

Les « camarades » inquiets se rassemblent au siège du PSNS à Beyrouth Kanso : Les armes et les munitions saisies étaient destinées à la résistance durant les années 80 L'article de Patricia KHODER

C’est vers midi hier que les FSI se sont déployées autour du siège du Parti syrien national social à Raouché, où des militants se sont rassemblés dès qu’ils ont appris les nouvelles venues du Koura. Mais en fin d’après-midi, les gendarmes avaient desserré leur étau gardant uniquement une présence civile armée autour du bâtiment de douze étages, relevant entièrement du parti, dont le chef, Ali Kanso, a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a confirmé la saisie d’armes et de munitions au Koura (au Liban-Nord), affirmant qu’elles dataient « des années 80 du temps de la résistance » contre Israël au Liban-Sud.
Le chef du PSNS a ajouté que sept membres de la formation avaient été arrêtés. Parmi eux, figure un certain Tony Mansour, cadre du parti au Koura, et « qui était en possession, selon des sources policières citées par des médias, d’une arme de combat dans le coffre de sa voiture ». Toujours selon des sources policières, les FSI ont également saisi « dans l’une des caches du PSNS deux véhicules volés, ainsi que le contenu de deux camions de munitions et d’explosifs ».
De telles informations ont poussé plus d’un observateur à faire le lien entre ces arrestations et ces saisies d’armes avec l’assassinat, le 21 novembre dernier, du ministre de l’Industrie et député du Metn, Pierre Gemayel, tué à Jdeidé d’une dizaine de balles à la tête, ainsi qu’avec d’autres explosions et attentats perpétrés dans divers quartiers chrétiens, à commencer par celui de New Jdeidé, le 18 mars 2005.
Hier, vers 16 heures, le siège du PSNS, à Raouché, grouillait de monde. Ici quand on appelle un partisan on fait précéder son prénom de « camarade » et pour se saluer entre amis on utilise l’expression « vive la Syrie » (Tahia Souria).
Mais hier, « les camarades » avaient les visages livides et les mines décomposées et préféraient ne pas entamer des conversations avec des étrangers au parti, expliquant qu’il « faut s’adresser à la personne autorisée à fournir des informations ». D’autres, après avoir dit quelques mots, se présentaient tout simplement comme « des nationalistes ».
Les « camarades nationalistes » racontent donc qu’ils ont accouru, dès 10h, au siège du parti, dès qu’ils ont appris « les mauvaises nouvelles ».
Ils disent aussi qu’ils « protégeront le siège du parti avec leur corps s’il le faut » pour empêcher une éventuelle perquisition des FSI. « Ils n’auront qu’à entrer sur nos cadavres », disent quelques-uns. « L’État est prêt à tout pour nous détruire. Dans les prochains jours, vous entendrez beaucoup de choses à notre sujet. On vous montrera peut-être des images. Mais tout ceci n’est qu’un tissu de mensonges », indique une femme qui sera vite invitée par un « camarade » à observer le silence.
Ihtidale, comme beaucoup d’autres militants, attend la conférence de presse. Elle est l’une des rares personnes qui lient facilement conversation avec les gens qu’elles ne connaissent pas et fournissent des informations sur le parti, ses activités. Elle explique que « le siège de Raouché abrite des représentations de toutes les régions du Croissant fertile : le Liban, la Syrie (al-Cham), la Palestine, la Jordanie, Chypre, l’Irak et le Koweït ».
Elle indique aussi : « Nous n’avons que des permanences publiques, nous n’avons rien à cacher. Ils ne réussiront pas à nous intimider, nous ne quitterons jamais par exemple notre permanence de Bickfaya qui est stratégique, et qui est devenue un bouc émissaire. »
Un peu plus loin, un cadre qui vient d’arriver du Liban-Nord lance à ses « camarades » : « Tous les militants du Akkar sont prêts à se battre contre les violations. Car ce qui se passe n’est autre que des violations. »
C’est avec une heure de retard que M. Kanso tient sa conférence de presse en présence du député PSNS Marwan Farès et de l’ancien député Ghassan Achkar.
Avant de répondre aux questions des journalistes, M. Kanso donne lecture d’un communiqué confirmant les perquisitions et l’arrestation de sept de ses membres. Il s’est dit aussi « étonné du déploiement massif des FSI autour du siège du PSNS à Raouché », soulignant que ceci n’est autre « qu’un acte de provocation ».
Il a souligné que les armes et munitions trouvées « étaient destinées à l’utilisation contre l’ennemi israélien durant les années quatre-vingt ».
« Nous avons gardé (les armes) depuis les années 80, même après avoir suspendu nos activités de résistance (...). Nous les avions gardées pour pouvoir éventuellement en faire usage dans le cadre de la résistance » contre Israël, a-t-il souligné. Il s’agit, selon lui, d’« armes individuelles que tout membre du parti détient actuellement, vu l’insécurité » au Liban.
Lançant une mise en garde aux services de sécurité, Ali Kanso a dénoncé dans ces perquisitions une « campagne contre » l’opposition qui observe depuis le 1er décembre un sit-in au cœur de Beyrouth, affirmant que « la patience du PSNS a des limites ».

« Avion israélien à Beyrouth »
M. Kanso s’est demandé « si le gouvernement veut faire assumer à des mouvements de l’opposition la responsabilité d’incidents sécuritaires, après la diffusion par une chaîne de télévision d’informations relatives à l’atterrissage à l’aéroport de Beyrouth d’un avion militaire israélien transportant onze individus le matin même de l’assassinat de Pierre Gemayel ».
Il a en outre condamné les « tentatives de lier les perquisitions aux attentats » qui ont secoué le Liban ces deux dernières années, notamment l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri en février 2005.
M. Kanso a également rappelé une conversation qu’il avait lui-même tenue avec M. Fatfat. « Je m’étais adressé à l’ancien ministre de l’Intérieur au sujet de poursuites de membres du PSNS au Koura, et il m’avait répondu que le député (FL) Farid Habib avait pratiquement élu domicile au ministère de l’Intérieur et c’était lui qui suivait ce dossier », a-t-il dit, rapportant les propos de M. Fatfat. Il s’est également demandé « si les événements d’aujourd’hui entrent dans ce même cadre et ont été effectués suite à la même demande ».
À une question de L’Orient-Le Jour sur la fonction de l’arme saisie dans la voiture de Tony Mansour et pour quelles raisons ce dernier a été arrêté, M. Kanso a indiqué que « Mansour est un important cadre du PSNS au Koura et comme l’insécurité règne au Liban, il a des armes dans sa voiture ou dans son domicile, à l’instar des membres de tous les partis ». « Si une telle dimension a été donnée à l’affaire, c’est parce que Tony Mansour fait partie du PSNS », a-t-il ajouté, sans pour autant préciser de quelle dimension il s’agissait.
Interrogé sur la saisie au Koura de systèmes de minuterie généralement utilisés pour déclencher une explosion, M. Kanso a affirmé encore : « Elles servent aux opérations de résistance. »
Invité par L’Orient-Le Jour à commenter les rumeurs selon lesquelles le PSNS serait impliqué dans divers attentats et explosions perpétrés au Metn au cours des dix-huit derniers mois, il a martelé que son parti « fait confiance à la justice libanaise », affirmant que « les enquêtes relatives à tous ces attentats n’ont pas montré l’implication du PSNS ».
Fin de la conférence de presse. À l’entrée du bâtiment, certains jeunes accourus dès le matin au siège du parti ne savent pas s’ils passeront la nuit sur place.
Depuis le 1er décembre, certains d’entre eux dorment à la place des Lazaristes, où flottent côte à côte les drapeaux du PSNS, des Marada, du CPL, du Hezbollah et du mouvement Amal.
Chargé des activités du centre-ville, Khaled Kassamani indique à L’Orient-Le Jour qu’une « centaine de jeunes PSNS assurent toutes les nuits, grâce à un système de roulement, des permanences à la place des Lazaristes, dans une douzaine de tentes dressées par le parti ». Il raconte également que des activités sont organisées presque au quotidien par le PSNS, notamment une exposition et des conférences. « Notre parti a d’ailleurs dressé une tente spécialement destinée aux activités communes. Ce sont des rencontres auxquelles prennent part notamment les militants du Hezbollah et du CPL », dit-il, soulignant que lors de certaines réunions, les principes du PSNS sont expliqués.

Patricia KHODER

Source: http://www.lorientlejour.com/page.as...icle&id=329946
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